![]() |
![]() |
Tourisme au Pays du Porhoet |
![]() |
![]() |
A la découverte du patrimoine de nos communesGuilliers |
|||
| Selon un linguiste celte, le nom de Guilliers viendrait des 2 mots « Gouik » signifiant bourg et « Ler » qui veut dire cuir. GOUIK-LER : bourg de cuir. L'histoire de cette commune tourne beaucoup autour d'un site majeur, qu'est l'étang de Château Trô, très beau site naturel fréquenté par de nombreux pécheurs. | |||
| Au Xème siècle, Guéthenoc, vicomte de Porhoët, choisit de construire un château à Guilliers, nommé Château Trô et édifie une motte féodale en 992 défendue en partie par les eaux de l'étang. Assis sur un roc de plus de 10 mètres, le château est protégé, coté terre, par de profondes douves.
Bientôt, son rang appelant plus de faste, le prince abandonne sa demeure pour aller s'établir sur les bords de l'Oust, jetant ainsi les bases d'un château vers 1025 qu'il nomma Josselin, prénom de son fils. Abandonné par son propriétaire, le château de Guilliers va connaître des fortunes diverses et fût donné par les vicomtes du Porhoët à leurs serviteurs dont la famille prit le nom de « Château Trô »au XIIème siècle. |
|||
| Au XVéme siècle, Château Trô appartenait à Philippe de Montauban, vicomte du Bois de la Roche (Mauron), grand chancelier de Bretagne en 1487 et mort en 1514. Ce serait lui qui aurait caché un tonneau d'or dans les fondations du château. Il était le petit fils de Renaud de Montauban (capitaine de Ploërmel en 1350 qui gagna la bataille de Gourhère en 1353 contre les anglais). Renaud de Montauban aurait vers 1350, dans la prévision d'un siège à soutenir des anglais contre sa place forte de Château Trô, fait creuser un passage souterrain lui permettant de sortir en direction du village de Leucadeuc. | |||
|
Le Bois de la Roche et Chateautro passèrent par alliance en 1741 à la famille de Saint Pern dont Marie Anne Céleste de Saint Pern, qui épousa en 1785, Adrien Dominique Magon de la Balue. On dit que ce dernier perdit tous ses biens en une nuit en jouant aux cartes et que c'est à cette occasion que château Trô fut vendu. En 1872, des ruines subsistaient encore. Aujourd'hui, seule notre imagination peut encore le redessiner du haut de son roc, en véritable forteresse. |
|||
| Au village de la Bourdonnais, cette antique croix de chemin, érigée en 1621, est très largement ornée. Un lion furieux figure sur le socle. Les représentations d'un évêque et d'un guerrier sont sculptées sur le fût tandis qu'au sommet figure un Christ. Une telle iconographie peut laisser supposer qu'une bataille s'est déroulée à cet endroit précis. A l'époque de la chouannerie, elle était un lieu de rendez vous pour les chouans. Elle a été récemment dégagée et mise en valeur par les services municipaux. | |||
|
L'église Saint Pierre et Saint Paul daterait de la fin du XVème siècle et peut être même avant. Elle comprend un choeur de style gothique, une nef, un clocher au milieu de la nef. Le choeur est polygonal et est orienté à l'Est. En 1840 il fut décidé d'abattre le clocher situé au milieu de la nef et de construire une tour. Le chevet de l'église est peut être le seul vestige des origines de l'édifice. Si la pierre gravée sur le mur derrière le monument aux morts livre un jour son secret, peut être révélera t-elle une date précise. Le texte est en français, certains caractères sont nets : A.U.E.R.S.T. On peut deviner certains mots comme frère ou prêtre, certains noms propres « LECOTEZ-CHALYREZ), une date comme 1362. L'usure de la pierre ne permet pas d'élaborer un texte cohérent, ni une date formelle. |
|||
| La chapelle Notre Dame de la Grande Touche fut construite au 17ème siècle. La seigneurie De Volvire, habitant le château du Bois de la Roche fut propriétaire de cette chapelle ainsi que celle de Saint Julien à Riolo, de Notre Dame de Carnabet et du prieuré du Bouée ou Saint Barthélémy du Bois en Guilliers. Elle a donc appartenue à la famille d'Anne Toussainte de Volvire (1633-1694) connue sous le nom de la Sainte de Néant (Néant sur Yvel). Son tombeau dans l'église de Néant sur Yvel devint un but de pèlerinage et il est encore de grande vénération. La chapelle conservera l'entretien de la relique de la Vraie Croix jusqu'à la Révolution. | |||
Mentions légales - Copyright 2004 - Communauté de Communes du Porhoët